
AU SOMMAIRE DE L'ANNÉE 2026 :

samedi 16 mai
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Un jour de fête à Saint-Éman
L’association Histoire et Patrimoine de Saint-Éman l’espérait, l’attendait, avait fait tout pour, proposant un programme riche et varié ; et les nombreux échos qui s’ensuivirent confirmèrent aux organisateurs que le succès populaire avait été au rendez-vous.
En cette année 2026, la fête du saint patron de notre village, traditionnellement le 16 mai, tombait un samedi. Le jour de la semaine rêvé pour un beau succès populaire. Et le point d’orgue de cette journée, aboutissement de près de deux années d’efforts, était la présentation au grand public de la bannière de saint Éman restaurée.
Mais le programme de ce 16 mai tout entier valait le détour, puisqu’entre une randonnée entre plaine et forêts le matin, et la traditionnelle messe-procession en fin de journée, l’église de Saint-Éman accueillait, l’après-midi, le trio Millé Syme pour un concert jazz classique et Nouvelle-Orléans au swing, en passant par la bossa nova et la chanson française.
Sans oublier le traditionnel verre de l'amitié où chacun se retrouva pour deviser et exprimer ses sentiments sur ce qu'il avait vécu.
Autour de Saint-Éman, entre plaine et forêt…
C’est plus d’une trentaine de courageux lève-tôt qui se retrouvèrent sur le site de la source du Loir, en ce samedi matin, pour aller à la découverte des environs bucoliques de Saint-Éman.
Le temps était exceptionnellement clément, en cette semaine très incertaine, et toutes tous suivirent Christian Guyon pour un chemin entre plaine et forêt d’environ 8 kilomètres.
Un chemin qui ne fut pas toujours de tout repos, car fouler l’herbe fraichement coupée des champs n’est pas un exercice des plus simples. Toutefois, les randonneurs ne trouvèrent pas de boue sur leur passage.
Au bout d’un peu plus d’une heure, le groupe de marcheurs fit sa pause ravitaillement, café-viennoiseries, devant le charmant manoir des Forts, avec quelques explications données notamment sur les deux médaillons des piliers, figures de la mythologie symbolisant la force à l'image de la toponymie des lieux.
Il était alors temps d’entamer le chemin de retour, toujours dans la bonne humeur, et d’arriver à destination avec le sentiment d’avoir accompli un bel exercice physique.







La bannière de saint Éman restaurée


À 15 h 15, une soixantaine de curieux se pressaient en direction de l’église de Saint-Éman, afin d’assister au concert proposé par le trio Millé Syme, et d’admirer cette bannière dont on parle tant depuis deux ans maintenant.
Après un mot de bienvenue, et sur le canon en ré majeur de Pachelbel interprété au violon par Sylvie Vermersch, élève au Conservatoire François‑Joseph Gossec de Gagny, Christian Guyon, président de l’association, accompagné de Jean-Michel Thuriault, secrétaire-trésorier, et Isabelle Bédat, restauratrice de textiles anciens à Vanves, allèrent chercher la bannière de saint Éman, nouvellement restaurée, afin de la présenter à l’assistance, au cours d’un aller-retour rempli d’émotion dans la nef de l’église.
Isabelle Bédat donna des précisions sur la nature de son intervention sur les différents tissus.
L’association remercia les généreux donateurs, ainsi que la Fondation du Patrimoine, représentée ce jour par Jean-Jérôme de Souancé, sans lesquels rien n’aurait pu se faire.








Le trio Millé Syme enchante l’assistance
À 15 h 40, Jean-Michel Thuriault présenta au public le trio Millé Syme, de la région de Blois, rappelant que Michel Missud s’était déjà spontanément produit à Saint-Éman, il y a trois ans, lors du Carrefour des Arts et de la Gastronomie.
Et c’est ainsi que Sylvie, chanteuse ; Michel, clarinettiste et saxophoniste ténor ; et Jean-Jacques, tromboniste, entamèrent un répertoire qui charma la soixantaine de spectateurs présents. Jazz classique et Nouvelle-Orléans, swing, variété fançaise, bossa nova, et un superbe Allelujah interprété par Sylvie, laisseront, à n’en pas douter, un impérissable souvenir dans les mémoires des personnes présentes.
C’est sur une chanson de Charles Trenet que le trio Millé Syme, très applaudi, termina ce spectacle au bout d’une petite heure.









La vidéo-souvenir du concert sur notre chaîne YouTube

Bénédiction de la bannière de saint Éman, nouvellement restaurée, par Mgr Christory, évêque de Chartres
©Jean-François Monier

Mgr Christory, évêque de Chartres, assisté de l'abbé Monnier, procède au tremper du bâton de procession dans la source du Loir
© Jean-François Monier
La traditionnelle messe-procession
Après que la plupart des personnes présentes se sont retrouvées sur le site de la source du Loir pour y partager le verre de l’amitié et deviser sur cette journée, la cloche de l’église retentit pour appeler celles et ceux qui le souhaitaient à assister à la traditionnelle messe de la saint Éman.
À 18 heures, c’est encore pas loin d’une centaine de personnes qui se retrouvèrent dans l’église, où officiait l’abbé Monnier, accompagné cette fois-ci, et pour la première fois, de monseigneur Christory, évêque de Chartres.
À l’issue de cette messe, la bannière nouvellement restaurée fut bénie, puis vint le moment de la traditionnelle procession, remise au goût du jour depuis 2022.
Ce fut alors, dans le défilé processionnaire, la première « grande » sortie de la bannière, portée par Christian Guyon, précédée du buste de saint Éman.
On assista alors à l’habituel tremper du bâton de procession dans la source du Loir par monseigneur Christory, à l’issue duquel, remarquant les nombreux photographes, amateurs ou professionnels, il ne manqua pas de distiller quelques bons mots à l’adresse des nombreux participants.
La procession de saint Éman 2026 sur notre chaîne YouTube




















Il était alors temps de clore cette magnifique journée, en partageant de nouveau le verre de l’amitié, d’autant que saint Éman s’était retenu de faire tomber la pluie pour ce grand jour.
C’est vers plus de 20 heures que tout le monde se dispersa, heureux d’avoir pu vivre de grands moments, profiter d’une programmation riche et diversifiée, fêter dignement saint Éman un 16 mai, et donner toujours plus d’éclat au joli village de Saint-Éman.



Remercions enfin Gaëtan Colmart, de L'Écho Républicain, toujours fidèle à Saint-Éman, et qui a annoncé cette journée, et en a rendu compte dans les colonnes du quotidien régional.

L'Écho Républicain - édition du 16 mai 2026

L'Écho Républicain - édition du 20 mai 2026
jeudi 25 juin
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De la cathédrale de Chartres… à l’église de Saint-Éman


Alors que résonnent encore à nos oreilles les notes du trio MilléSyme et les chants de la mémorable procession de la Saint-Éman du 16 mai 2026 (voir plus haut), notre association accueille en ce jeudi 25 juin un groupe d’une vingtaine de personnes du service accueil-visite (S.A.V.) de la cathédrale de Chartres.
En cette période de canicule historique touchant tout le territoire avec des températures dépassant les 42°, jamais enregistrées depuis la création de Météo-France en 1947, les visiteurs ne trouveront pas la fraîcheur tant espérée au sein de notre petite église malgré son écrin de verdure et l’onde miroitante des sources voisines.


Pour insuffler malgré tout une petite note de fraîcheur, l’association accueille les visiteurs avec un verre de jus de pommes issues des vergers voisins. Le guide émanois en profite pour évoquer le côté proustien des lieux en rappelant le « Saint-André-des-Champs » et la source « La Vivonne » de l’œuvre de Marcel Proust au pied de la petite église « rustique, dorée comme une meule ».
Après cette évocation, chaque participant se voit offrir une madeleine, la fameuse madeleine mémorielle chère à Proust…
Le groupe se dirige ensuite sous le « caquetoir » à l’entrée de l’église où nous disposons quelques bancs pour admirer, à l’ombre salvatrice, la charpente « classée en janvier 1928 » et détailler les sculptures. (N.D.L.R. : L’église a été entièrement inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques le 26 décembre 2022). Ainsi commence la visite qui durera deux heures et au cours de laquelle nous apporterons des réponses aux questions : Qui est saint Éman « Émanus », moine pèlerin, venu de sa Cappadoce natale au VIe siècle pour évangéliser le pays des Carnutes ? Pourquoi une église en ce lieu érigée au XIe siècle ? Pourquoi un village portant le nom de Saint-Éman entre Beauce et Perche ? »…

Les générations de bâtisseurs, au fil des siècles, transformeront l’église de Saint-Éman en cédant aux règles architecturales de leur époque. En ce lieu, aux fondations du roman primitif succéderont des ouvrages du gothique, de la Renaissance jusqu’au style baroque notamment pour les trois autels. La visite, à travers la nef, la chapelle de confrérie, le transept tronqué, en témoigne, suscitant de nombreuses questions et remarques pertinentes.
La bannière du XIXe siècle restaurée et bénie le 16 mai 2026 par Monseigneur Christory, évêque de Chartres, est présentée aux visiteurs en précisant la démarche de la restauratrice et en détaillant les broderies.
À l’issue de la visite guidée, vers midi, le père Emmanuel Blondeau célèbre la messe. Au début de l’office, deux personnes sonnent la cloche « Marie-Antoinette » qui se fait entendre dans la campagne figée par la canicule faisant ainsi écho au rituel de la « cloche des Biens » des siècles passés, du 1er mai au 31 août, incitant les paroissiens à prier pour attirer la protection du Ciel sur les récoltes.



Les visiteurs, au cours de cette déambulation au sein de l’église, auront fait un grand voyage dans le temps autour de notre saint patron. À travers quinze siècles d’histoire, du VIe au XXIe siècle, ils sont partis « À la Recherche du Temps Perdu » pour trouver les réponses aux questions posées en début de visite.
L’association Histoire et Patrimoine de Saint-Éman vous invite à consulter le


